H&M lingerie, ce samedi après-midi. La dentelle se fait rare, le satin marque la tendance sans s’assortir à d’autres matières. Mais ce qui frappe avant tout est l’image que renvoie cette lingerie très rembourrée, celle de femmes qui gonflent leurs seins, affaissés ou petits. Avec le mono ou bicoque, le sein se fait voyant, bombé. Agressif, il s’expose plus qu’il ne se suggère.
Direction Darjeeling où se dévoile une ambiance plus intime. Dans les cabines d’essayage, ces dames suent sous les lampes en se battant avec une bretelle réticente à épouser l’épaule tandis que ces messieurs donnent leur avis et ravitaillent. Satin, dentelle et coton se mixent agréablement. Les matières sont plus douces, les tissus épousent les formes. Les déshabillés tombent parfaitement sur les hanches, leur transparence révélant des rondeurs inavouées, de petits noeuds ici et là ne demandant qu’à être défaits.
Les déshabillés Caprice, Maggie, et surtout le très beau Lolita chocolat sous les bras, je repars avec une sensation très particulière. Le plaisir de les porter, voire de les faire découvrir à ceux qui sauront les apprécier pour mieux les enlever.
Sur la platine : Orpheus/Sonnet de Patricia Barber avec la guitare mélancolique de Neal Alger en fond.
