Tandis que ses yeux verts dévorent ma nuque, sa bouche frôle les moindres recoins de mes épaules. Le sommeil qui nous séparera bientôt est défié par le désir qui nous réunit encore. Cette première rencontre sous l’égide de bulles dorées nous a pourtant épuisés.
Il m’entoure de ses grands bras. « Je suis heureux » est chuchoté au creux de mon oreille. Le colosse au cœur d’argile qui gît à mes côtés dans les draps aux tons très masculins m’émeut par sa tendresse et sa sensibilité.
Je ne devrais pourtant pas l’être. En transgressant une règle jusqu’ici considérée comme intangible, je prévois qu’un jour, proche ou lointain, la rupture mettra un point final à cette histoire trop vite commencée, entre petits-fours et champagne à volonté pour les employés d’une même entreprise.
