Calou et ses Loulous

December 20, 2009

La discrète [Calou] — Calou @ 12:22 am

Elle me dit : "il faut que tu arrêtes de te positionner comme la maîtresse idéale". Elle, c’est ma seconde mère, moitié burkinabé, moitié bretonne (une identité culturelle à part dans le paysage français).

Il est vrai qu’à ceux qui sont mariés, je redis que je ne veux rien, hormis ces moments de plaisir que nous partageons. Sans enfants, sans conjointe pour eux. Sans contraintes. Je suis la femme buvard que je décrivais il y a deux ans et demi, moins aujourd’hui pour ceux qui sont libres, plus pour ceux en couple. Et quand Zouzou me dit qu’il va passer ses vacances à faire des travaux chez lui, d’un air désolé, je souris en pensant "serais-tu capable de ne rien faire de tes dix doigts pendant les vacances ?". Juste après, je me dis qu’il ne voit de notre relation que les bons côtés, ce qui est le cas sur ces heures volées à la semaine, et que les mauvais côtés dans son couple.

Elle me dit : "ne dis pas cela. Revendique tes désirs". Mes désirs ? Partir en voyage, ne serait-ce qu’un week-end, avec Zouzou, découvrir mon ex-rastaman dans son environnement naturel à 6000km d’ici. Mais autant le rastaman est libre, autant l’incidence serait notable sur l’environnement de Zouzou. Je sais que cela bouleversera son organisation tout comme celle de Masa, Fa et de Fa. Je ne veux surtout pas être celle par qui le mal arrive, celle qui espère aussi en avoir plus comme le décrit Jeanne Cherhal.  Mon respect de l’autre a pris le dessus.

Elle me dit : "ne te présente pas ainsi. Tu te diminues. Te rends-tu compte de l’image que tu donnes ?". L’image ; rien à faire. Mais le fait de se diminuer ainsi, je dois reconnaître ce fait. Je vais y réfléchir.

Comme pour compenser ma grande taille, je reste discrète. Comme la mouche sur le visage : présente et que tous finissent par ne plus remarquer. 

December 8, 2007

Petits plaisirs hivernaux [Calou] — Calou @ 7:35 pm

H&M lingerie, ce samedi après-midi. La dentelle se fait rare, le satin marque la tendance sans s’assortir à d’autres matières. Mais ce qui frappe avant tout est l’image que renvoie cette lingerie très rembourrée, celle de femmes qui gonflent leurs seins, affaissés ou petits. Avec le mono ou bicoque, le sein se fait voyant, bombé. Agressif, il s’expose plus qu’il ne se suggère.

Direction Darjeeling où se dévoile une ambiance plus intime. Dans les cabines d’essayage, ces dames suent sous les lampes en se battant avec une bretelle réticente à épouser l’épaule tandis que ces messieurs donnent leur avis et ravitaillent. Satin, dentelle et coton se mixent agréablement. Les matières sont plus douces, les tissus épousent les formes. Les déshabillés tombent parfaitement sur les hanches, leur transparence révélant des rondeurs inavouées, de petits noeuds ici et là ne demandant qu’à être défaits.

Les déshabillés Caprice, Maggie, et surtout le très beau Lolita chocolat sous les bras, je repars avec une sensation très particulière. Le plaisir de les porter, voire de les faire découvrir à ceux qui sauront les apprécier pour mieux les enlever.

Sur la platine : Orpheus/Sonnet de Patricia Barber avec la guitare mélancolique de Neal Alger en fond.

 

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May 21, 2007

Le préfixe privatif [Calou] — Calou @ 9:35 pm

Est-il possible de perdre sa féminité ? Cette question me taraudait l’autre nuit, jusqu’à me priver de sommeil jusqu’à l’aube.

Féminité : être mère ; être femme. Dans mes pensées, c’est du second dont il s’agissait. Ecrire avant ce mot un préfixe privatif : aféminine, inféminine.

Ça ne doit pas être si difficile. Car après tout, une grande partie de la féminité se reflète dans le regard de l’autre, ou plutôt des autres. Il s’agit donc de devenir invisible pour l’autre genre humain. Pour cela, il suffit de perdre tous les attributs, naturels ou artificiels, que l’on porte au quotidien. Artificiels, tel le maquillage, aussi léger soit-il, tels aussi ces atours choisis avec plus ou moins de soins et dont on se pare, vêtements, chaussures, bijoux. Naturels, c’est oublier l’existence même de son corps. Le laisser se déformer ou bien ne l’entretenir qu’au minimum, pour des raisons médicales. Ne plus le toucher ni le caresser. Se dire qu’il n’a qu’une fonction utilitaire.

C’est aussi ne plus séduire. Chaque femme a une manière bien à elle d’entamer le jeu de la séduction. La main allumant la cigarette peut se faire plus lascive, les yeux alternant entre douce moquerie et éclats de rire, le corps légèrement penché en avant. Oublier ces attitudes, tout cela. Faire rentrer les hommes dans un no man’s land où l’on n’irait plus.

Est-ce vraiment possible ? Je pense que oui.

Le ferais-je ? En écrivant ces lignes, je repense à cette femme qui l’a fait. Le souvenir de mon ex belle-mère ne me donne brusquement plus envie de lancer cette expérience. Et pourtant, c’est tentant de jouer l’apprentie sorcière sur ce terrain où se mélangent les relations sociales, amoureuses et la perception de l’autre, des autres. Et aussi de voir où sont les limites, si tant est qu’elles existent.

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May 13, 2007

L’usure du couple [Calou] — Calou @ 9:15 pm

Je reproduis ici un article du psychiatre et psychologue Serge Hefez.

 …/…

Et pourtant ma pratique de thérapeute de couple auprès des gens normaux m’indique une banalisation vertigineuse des divorces et des séparations. Durée de vie moyenne d’un couple en région parisienne, avec ou sans enfant : trois ans et demi !
Ainsi Cécile et Thomas qui viennent récemment me consulter après avoir pris la décision de se séparer. Tous deux âgés de trente-cinq ans, en couple depuis huit ans, ils sont parents d’un petit garçon de cinq ans, et souhaitent selon leurs propres termes «lui éviter tout traumatisme lié à cette séparation». Ils veulent également s’informer : «Nous avons opté pour une garde alternée et nous voudrions savoir si c’est, comme on le dit, contraire à l’épanouissement de notre enfant.» Ils sont sympathiques et enjoués, passionnés par leur travail, l’un dans l’audiovisuel, l’autre dans l’enseignement, semblent d’accord sur tout, chacun complétant les phrases commencées par son conjoint.
Mais pourquoi diable se séparent-ils ?!

Leur rencontre fut un véritable coup de foudre suivi d’une intense relation passionnelle. Ils plaquent leur travail et partent pendant deux ans «faire la route», pour un tour du monde enchanteur. De retour en France, ils reprennent sans difficulté leur vie professionnelle, trouvent un logement et décident au bout d’un an d’avoir un enfant. Le petit Théo achève de combler leur bonheur ; ils fondent avec lui une famille idéale, emmènent leur «petit bout» partout dans leur cercle d’amis, partagent équitablement les tâches de la vie quotidienne. Et puis ?
Et puis, «la vie reprend le dessus»… Les câlins, les petites attentions se font plus rares… Ô, pas de crises, bien sûr, mais un quotidien qui s’étire avec monotonie, les courses, le petit à aller chercher à l’école… Chacun investit davantage son travail, chacun songe à l’avenir avec appréhension : «Ça ne serait que cela la vie, ce petit bonheur tiède et étriqué ?»
Cécile tente une aventure lors d’un déplacement professionnel, et avoue immédiatement cette infidélité à Thomas car «il est hors de question de lui cacher quoi ce soit» ; celui-ci reconnaît un peu penaud qu’il s’est «laissé tenter» à une ou deux reprises… Ils se confient leur désarroi, leur désir intense de vivre d’autres passions, d’autres rêves, d’autres voyages… Et c’est sans la moindre larme, sans la moindre dispute, mais dans la certitude de faire au mieux pour le bonheur de chacun qu’ils décident cette séparation.

Ce couple si tranquille m’a, je vous l’avoue, profondément troublé car il illustre plus qu’un autre à quel point la conjugalité s’est irrémédiablement décollée de la parentalité. L’amour a pris une dimension mystique. En transcendant les individus, la véritable passion se doit d’ignorer la contrainte, l’usure, la critique ou la transformation. Les idoles jeunes et bronzées à perpétuité qui habitent les couvertures des magazines people au bras d’un conjoint renouvelable chaque année ont largement fait école.
Ce qui me revient comme un leitmotiv dans les thérapies conjugales est cette exigence de liberté, cette injonction à être soi, ce rêve mythique d’un individu souverain, seul maître de son destin.
Dans ce contexte, la représentation du contrat conjugal a complètement changé. En quelques années, nous sommes passés du CDI au CDD : l’idée même de la séparation fait partie du contrat initial comme une figure moderne du destin. Les forces centrifuges qui disloquent les couples s’opposent aux forces centripètes qui soudent chaque parent individualisé à «son» ou à «ses» enfants dans un lien d’identification projective surinvesti et anxieux. Et l’injonction «ne restez pas ensemble pour les enfants, ils en souffriront plus tard» a amplement été assimilée. Mais jusqu’à quel point … ?

Entendons-nous bien : je n’ai aucune nostalgie pour une époque où le divorce était interdit ou scandaleux, les mariages arrangés, la vie familiale confinée et étouffante, et où les enfants souffraient du poids de haines conjugales féroces. Et nous avons sûrement à nous remonter les manches pour sécuriser toutes les nouvelles formes de vie familiale dans lesquelles des enfants grandissent au contact de plusieurs foyers et d’une multitude de parents référents.
Mais confronté comme je le suis au quotidien à cette extraordinaire fragilité des relations de couple, à cette impossibilité à supporter la moindre contrainte institutionnelle, je me demande souvent si le mouvement de fond, la logique de l’individualisme et de la poursuite éperdue du bonheur ne mène pas simplement à l’impasse de l’obsession narcissique, de la gratification immédiate, du désir inquiet et perpétuellement inassouvi.

Serge Hefez

Ici pour lire le début de l’article et les commentaires.

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April 29, 2007

La femme Prozac [Calou] — Calou @ 11:27 pm

Mes bras ont réconforté ces hommes dont j’espérais qu’ils partageraient ma couche et ma demeure.

Mes oreilles ont écouté s’épancher ces mâles qui se sentaient déchus de toute humanité.

Mes yeux les ont regardé parler.

Mon corps les a accueillis.

 

Rarement ils me posaient des questions. Souvent ils se vidaient de leurs mots et de leur semence. 

Tous se sentaient mieux après ces moments de sérénité.

Tous ont eu l’impression de revivre, de découvrir à nouveau la beauté du quotidien.

 

Je suis une tablette de Prozac pour eux. La femme-transition*. Celle qui les aide à sortir la tête du trou dans lequel ils sont tombés.

 

J’absorbe tout.

Leurs douleurs,

leurs zones d’ombres,

leurs non-dits,

leurs peurs

leurs angoisses.

Je les aide à accepter leur passé et leur présent.

Je suis une femme-buvard*.

 

Tous sont repartis à l’assaut d’un monde féminin, étendard virilement dressé.

Tous sauf un ont voulu garder un lien de (ré)confort avec celle qui en refaisait des hommes.

Tous sont partis en s’excusant d’aller mieux qu’à leur arrivée.

 

Le prochain, je lui fais payer la séance de psychologie charnelle !

 

* expressions absorbées depuis les commentaires d’un billet de Piccolofio. 

March 2, 2007

D&D tels les M&M [Calou] — Calou @ 11:25 pm

Quelques jours après avoir appris que D&D venaient à Paris - D&D sont un couple d’amis new yorkais qui me sont chers -, je lui envoie un mél pour lui annoncer leur venue. Il n’est plus qu’à 220 km ; il pourrait venir les voir. Il les appréciait beaucoup bien qu’il ne les contacte jamais, comme personne d’ailleurs, tout fermé qu’il était.

Le mél ne partira jamais. Il a refait sa vie. Il a une compagne, une fille. Ses goûts ont changé. Il est différent, ses amis aussi. Ce sont les siens d’ailleurs, à elle, la jolie et dynamique C. ; même nos amis lillois qu’il apprécie toujours autant ne comprennent pas cet évitement.

Pourquoi l’ai-je écrit ? C’est risible. Pire, c’est pitoyable.

C’est moi qui suis partie. D’un accord tacite, nous décidâmes que notre fille vivrait avec moi à Paris tandis que lui restait à New York.

Il est impossible d’effacer dix ans de souvenirs et de vie commune d’un simple trait de crayon. Une rature dans une vie. Dit ainsi, c’en est une. Or rien n’est jamais une rature. La plus belle preuve en est cette princesse, 7 ans aujourd’hui, avec ses yeux oscillant entre le vert de son père et le marron de sa mère. Et puis partir du principe, optimistic, que tout est expérience, apprentissage, évolution, surtout les échecs. De celui-ci, auquel j’ai largement contribué - mais il faut être deux pour casser un couple - est sortie la nouvelle moi. Une moi qui ai repris le fond, gommé les aspérités, et suis repartie à la compréhension de ce vaste monde avec mon enthousiasme d’antan.

Souvenirs de fac. Le tarot dans la cantine. Les cours dans les amphis scientifiques. Les soirées à écouter de la musique, à danser ou à rigoler. Les grasses matinées à sécher les cours en chahutant sous la couette.

Souvenirs de Paris. Un petit appartement avec une vue fabuleuse. Une mezzanine. La première crise. Le seul amant de ces dix ans pris à un moment d’hystérie biologique (après il y en aura tant d’autres !). Une chatte recueillie dans la rue qui miaulait toutes les nuits. Elle avait un cancer.

Souvenirs de Lille. Une petite maison dans une rue populaire où chacun se connaissait. Les premières fêtes chez Phiphi. La naissance. Ce bonheur de se découvrir mère. Une autre petite maison dans une impasse. La chaleur des Chtimis.

Souvenirs de vacances en Dordogne. Premiers baisers ensemble. Caresses d’une plume sur le corps pendant des heures, l’été. Chauffage au poële en hiver avec un de la bande qui partait chauffer la salle de bains.

Souvenirs de vacances dans des îles battues par les vents. Faire l’amour. Boire une bière au soleil couchant sur le port. Se déplacer en vélo. Rire. Les dernières vacances ensemble, à l’hôpital pour la princesse.

Souvenirs de New York, souvent venteux. Oh mon dieu, il y en a tant. Les dernières années ensemble avant que je ne prenne ma décision.

J’ai ces photos sous les yeux, derrière l’écran. L’une, lors d’un concert à Central Park où je suis perdue, avec elle dans mes bras, dans une foule. Tous regardent la scène, elle et moi regardons l’objectif. L’autre, prise juste après notre retour, à elle et moi, où je l’entoure de toute ma maternité. La première, cheveux longs et attachés. La seconde, cheveux rasés sous un bandeau. Pourquoi les ai-je mis là ? C’est seulement ce soir que je me dis que ça ne tient pas seulement à l’incongruité de la première et la beauté de la seconde. L’avant et l’après turn-over.

Dix ans de souvenirs et tant d’amis gardés de cette période. Des souvenirs de l’âge adulte où l’on découvre l’indépendance. Des souvenirs de ces moments où l’on apprend à vivre en couple, où l’on n’a pas encore ce recul qui permet de mieux appréhender les imprévus de la vie.

Je ne l’aime plus, au moins ce point est-il clair pour moi. Et désormais, nos regards sur la vie sont trop différents pour pouvoir se réaccorder, ce que je ne pourrais faire de toute façon.

Mais souvent un-e ami-e, par sa présence, ou un fait me rappellent ces dix ans qui lui sont inexorablement liés. Cela fait cinq ans que je suis revenue. L’autre jour, quelqu’un m’a dit qu’il fallait autant de temps pour se défaire d’une relation qu’il en avait fallu pour la construire. Je ne sais si c’est vrai. Mais il me faudra alors attendre cinq ans supplémentaires. C’est long. Et encore ça ne sera pas la fin de notre relation, et aujourd’hui amitié, puisqu’elle n’aura que treize ans. Il n’était pas prévu dans ces pages. D’ailleurs, il est Uncategorized. Il fait partie de moi comme ne le seront jamais les autres. Mais du fait de sa présence, à elle, nos vies sont liées. Et les souvenirs seront toujours là.

 

Ambiance musicale : Jason Webley - Southern cross - album Counterpoint. Une découverte par hasard un soir de pluie.

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July 8, 2006

Hommes je vous … [Calou] — Calou @ 1:05 am

Hommes, je vous aime

Pour votre enthousiasme sur les sujets que vous jugez passionnants
Pour la tendresse que vous demandez
Pour votre sensibilité à la beauté féminine
Pour ouvrir d’autres horizons
Pour votre simplicité d’esprit qui vous permet d’aborder la vite plus sereinement
Pour votre pragmatisme au quotidien et votre absence de schémas prévisionnistes
Pour vos jeux avec les enfants
Pour les étoiles qui s’allument dans vos yeux lors des premières rencontres
Pour votre réalisme sur les relations humaines
Pour votre force

 

Hommes, je vous hais

Pour votre lâcheté quand vous vous éloignez
Pour les mensonges dont vous vous entourez
Pour la tendresse que vous n’êtes capable de distiller
Pour votre vision de la beauté qui ne doit être que féminine
Pour votre égoïsme centré autour de votre seul horizon
Pour votre simplicité d’esprit qui donne la sensation d’avoir fait le tour du personnage trop rapidement
Pour votre absence d’anticipation, sauf dans votre carrière
Pour le peu de temps que vous consacrez à vos enfants
Pour les étoiles qui s’éteignent dans vos yeux après quelques temps
Pour votre naïveté concernant les femmes
Pour vos faiblesses

 

Vu que je ne peux me passer de vous, je suis condamnée à vous supporter

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Someone to love. Les Rita Mitsouko

I found someone to love / I found someone / I found someone to love / I found someone

Quelqu’un pour rire / Quelqu’un pour parler / Quelqu’un pour se battre / Quelqu’un pour se fâcher / Quelqu’un pour vivre / Quelqu’un pour se quitter / Sur qui cracher, à caresser

I found someone to love / I found someone / I found someone to love / I found someone

Un pour dormir / Un pour s’ennuyer / Un à embrasser / Un à énerver / Un à lécher / Un pour rigoler / Un pour ramper / Un à surprendre / Quelqu’un à étonner / Quelqu’un à regarder / Quelqu’un à frapper / Quelqu’un pour s’esquinter / Quelqu’un pour se blesser / Quelqu’un pour changer / Quelqu’un à inventer / Quelqu’un à maudire

I found someone to love / I found someone / I found someone to love / I found someone

Quelqu’un pour rire / Quelqu’un pour parler / Quelqu’un pour se battre / Quelqu’un pour se fâcher / Quelqu’un à fuir / Quelqu’un pour revenir / Quelqu’un à démolir / Quelqu’un à retrouver
 

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Femmes, je vous aime. Paroles Jean-Louis Dabadie. Musique Julien Clerc.

 

Quelquefois / Si douces / Quand la vie me touche / Comme nous tous / Alors si douces…

Quelquefois / Si dures / Que chaque blessure / Longtemps me dure / Longtemps me dure…

Femmes…Je vous aime (bis) / Je n’en connais pas de faciles / Je n’en connais que de fragiles / Et difficiles / Oui…difficiles

Quelquefois / Si drôles / Sur un coin d’épaule / Oh oui…Si drôles / Regard qui frôle…

Quelquefois / Si seules / Parfois ell’s le veulent / Oui mais…Si seules / Oui mais si seules…

Femmes…Je vous aime (bis) / Vous êt’s ma mère, je vous ressemble / Et tout ensemble mon enfant / Mon impatience / Et ma souffrance…

Femmes…Je vous aime (bis) / Si parfois ces mots se déchirent / C’est que je n’ose pas vous dire / Je vous désire / Ou même pire / O…Femmes…

June 18, 2006

Homo matrimonium [Calou] — Calou @ 1:58 am

 

Les hommes mariés… On pourrait presque en faire une espèce-genre à part dans la classification animale ! Leur comportement est identique, et si lointain de tous les autres hommes que j’ai pu fréquenter.

Maîtresse proche de leur domicile
Masa m’avait dit « dommage, je t’aurais eu sous la main » quand je lui avais annoncé avoir refusé un travail non loin de Nîmes. Fa a eu la même réaction et, ironie de la sémantique, exactement les mêmes mots quand je lui ai dit ne pas avoir postulé pour un poste à Colombes. À aucun moment je ne leur avait indiqué que le poste était près de chez eux ; eux avaient établi un lien géographique dont j’étais bien incapable.

Leur couple est sacré
Je ne les blâme pas, voyant les difficultés sur le quotidien des enfants dans un couple séparé, même le mien où chaque parent éprouve du respect pour l’autre. Comme le dit mon vieux père, si sage sur les relations amoureuses : « ça fait plus de trente ans que je suis avec ta mère. Si demain je change, je ne sais pas ce que je trouverai comme défauts chez la nouvelle. Alors que ceux de ta mère, je sais les gérer ».

Du pratique de coucher à domicile
Bien qu’ayant mis cartes sur table en expliquant qu’ils ne sont pas sur la pente du divorce, ce qui a le mérite d’être clair, ils manifestent le souhait de m’emmener faire l’amour chez eux alors que Madame est sortie ou partie en vacances. Hey, les garçons, ça ne me dit pas trop de regarder Madame et les enfants dans un joli cadre posé sur la table de chevet tandis que vous me chevauchez ! Faut-il que je vous le dise aussi clairement qu’ici pour que vous compreniez ? Quand Fa a insisté pour que je passe faire une prise son de ma voix dans son studio musical, j’ai eu envie de lui annoncer que j’allais lui faire la pipe du siècle, puis la fin de notre liaison juste après. Ainsi, je pouvais être amenée à rencontrer Madame dans son studio d’enregistrement sans aucune gêne.

Le plaisir de la rencontre trop vite oublié
Pas d’enfants, pas de contraintes d’horaires, rien que du plaisir : si seulement ça se passait toujours comme ça ! Dans la moitié des rendez-vous, je les vois arriver éreintés ou déprimés. La dernière fois que j’ai réussi à coller ma peau contre celle de Masa, c’est une heure en janvier. Épuisé par le salon professionnel algérois auquel nous participions, il n’était pas dans sa meilleure forme. Et à chaque salon du secteur en novembre, nous ne pouvons nous voir qu’un quart de nuit au mieux. Il m’avait aussi prévenu de son arrivée jeudi dernier dans ma ville. Tellement pris par ses rendez-vous professionnels, il n’a jamais fait l’apparition promise. Quant à Fa, ce samedi matin a été frustrant, tant mon désir était grand et son moral bas. Deux petites heures passées chez moi dont 30 minutes seulement au lit, la virée musicale a clôturé cette demi-journée que nous nous accordons tous les quinze jours. Son texto le soir même tendait au pardon, avec un « désolé pour la petite forme ce matin ». J’ai failli lui répondre « pas tant que moi », puis me mettre en chasse pour assouvir mon désir.

 

Et la tendresse, bordel !

Ils viennent souvent à la relation illégitime par manque de tendresse. Mais au bout de quelques rencontres, celle-ci s’efface, tant sont grands leur stress ou fatigue. A quoi cela leur sert-il alors d’avoir une maîtresse?


Promesses mirifiques et jamais tenues

Je ne demande jamais rien, ce sont toujours eux qui ouvrent le sujet. Par deux fois, Masa m’a proposé de m’emmener en voyages : une fois dans le désert, l’autre fois à Lisbonne. Aucune nouvelle de sa part à l’approche des dates fatidiques. Fa veut que nous passions tous nos week-ends estivaux libres ensemble. Je programme donc des festivals, jeux de guitare dans les parcs, week-ends en province chez des amis. Il apparaît finalement qu’il n’a quasiment pas de week-ends libres. Pas de problèmes, les miens se remplissent très facilement. Il suffit juste d’annoncer la couleur.

La générosité au bout du portefeuille

Ils tiennent à tout offrir. Chaque repas est leur dû à notre relation. Fa m’équipe en outils informatiques dont je ne pourrais même pas payer le quart, Masa tient à ce que je sois correctement logée et nourrie à chaque salon où nous pouvons nous voir. Certes, mes revenus diffèrent largement des leurs. Mais si leur générosité me touche, elle me blesse aussi. Je ne suis pas avec eux pour leur porte-monnaie mais bien pour eux, pour leur vision du monde, pour leur gentillesse, pour leur manière d’aimer. Leur monnaie sonnante et trébuchante n’est pourtant pas la contrepartie du plaisir que je leur apporte.

Pas touche !
Les sorties en compagnie d’autres personnes de leur entourage, professionnel ou personnel, s’accompagnent bien évidemment d’une attitude neutre. Pas de baisers, pas de caresses sur le bras, pas de bras autour de la taille. Mais qu’un autre homme rentre en jeu, tentant d’attirer mon attention, je sens une crispation du côté de mon bagué. Il se rapproche de moi, ne me quitte plus d’une semelle, me couvant sous son regard propriétaire. Dans l’impossibilité pour lui d’afficher son statut, il tente des subterfuges assez risibles.

Hypocrisie visuelle
En présence de ses amis connaissant sa femme/compagne, la bise est de rigueur. Mais le regard qui l’accompagne est appuyé et tendre. De fait, tous ses amis sont au courant. Mais comment peuvent-ils se mentir ainsi à eux-mêmes ? Comment peuvent-ils transférer à d’autres ce secret mensonger ? J’en suis parfois gênée pour ses amis.

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Je les aime bien mes hommes mariés, je les aime même beaucoup. Mais je ne suis pas sûre de la longévité de telles relations. Les cinq ans avec Masa se sont passés à raison de deux à trois rencontres par an ; c’est peut-être ce qui explique cette durée. Peut-être suis-je trop gentille, ne posant jamais de questions, n’imposant jamais rien.

La maîtresse peut-elle poser ses conditions ?

Heureusement que je suis pas partie sur les bases de ce que décrit Jeanne Cherhal. Dire qu’il y a encore des femmes pour y croire ! Elles devraient pourtant savoir que les hommes sont les plus grands menteurs de la terre. Surtout ceux qui sont mariés !

 

Un couple normal, Jeanne Cherhal, 2004 



T’es amoureuse de lui et lui de toi tu en es sûre,
trop de choses te le prouvent, et tu sens bien qu’il est mordu.
Il téléphone tout le temps, il adore ça, ça le rassure.
Tu le maternes et tu l’appelles mon bébé mon tordu.
Le hic, le détail qui pose une ombre sur votre idylle,
la broutille ennuyeuse qui pourrait te mettre en colère,
le souci qui parfois peut te faire couler l’eau des cils,
c’est qu’il va divorcer.
Mais qu’il arrive pas à s’y faire.

Souvent en rigolant il te dit l’amour clandestin,
c’est ça qu’est excitant, et tu le retrouves au Novotel.
Il te parle du hasard, de vos karmas et du destin
en te jurant tout bas que bien sur c’est toi la plus belle.
Vos nuits, assez brèves, sont passablement érotiques.
Il t’aime il t’aime il t’aime comme jamais il n’a aimé.
T’es son île, sa papaye ou tout autre objet exotique,
il t’aime il t’aime il t’aime, mais là il ne peut pas rester.

Et tu l’attends.
Tu as confiance car un jour il sera ton régulier.

Tu finis ta nuit seule devant des clips ou un Très Chasse consacré,
t’as pas de bol, à l’enfumage des terriers.
Tout d’abord tu t’offusques, et puis tu cries c’est dégueulasse.
Tu éteins en pleurant, t’as eu l’impression d’étouffer.
Le lendemain on frappe à ta chambre d’hôtel,
t’es plus ou moins maussade mais tu ouvres et tu souries.
Les roses de l’amour pour amadouer le coeur de celle que j’aime à la folie.
Voilà, tu fonds et c’est reparti.

Un week-end sur quatre/cinq tu peux le voir deux jours entiers,
t’as treize heures de trajet mais tu t’en fous puisque tu l’aimes.
Tu voyages toute la nuit et au matin t’es arrivée dans un bled en Alsace,
mais tu t’en fous puisque tu l’aimes.
Là vous vous retrouvez un peu comme un couple normal,
tu cuisines, il regarde, vous lisez la presse dans un bain.
Vous parlez un peu d’elle, il te dit que ça lui fait mal
de briser leur image de parents face à ses gamins.

Et tu l’attends.
Tu as confiance car un jour il sera ton régulier.

Tu comprends ses doutes, tu comprends qu’il tarde un peu a être à toi,
rien qu’à toi comme il te le jure.
Il va franchir le cap, il va lui dire pour vous deux.
Pas dès demain, non, mais bientôt, il en est sur.
Il te supplie d’attendre alors que tu ne fais que ça depuis bien trop longtemps.
Attention tu vas le quitter.
Oh, c’est trop dur pour lui, et toi qui ne le comprends pas,
tu ne veux plus l’entendre…
Oh tiens ça y est tu l’as quitté.

 

May 7, 2006

Débuts [Calou] — Calou @ 12:40 pm

Je viens de franchir un pas, celui de l’écriture de mon journal amoureux. Ils m’ont tous marqué, chacun à leur manière. Pour me souvenir de leur sensualité, de leurs caresses, de leur douceur et de leur force. De leurs faiblesses aussi. Pour ne pas les oublier dans un repli de mon cerveau. Pour moi aussi.

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